Dans chaque ratissage, accrochage ou embuscade le Djoundi blessé léger ou gravement blessé doit être transporter dans des centres de soins et de convalescences, les blessés légers étaient traités au niveau des centres de santé par des médecins et infirmiers de l'A.L.N au maquis dans des centre spéciaux (grottes, abris, gourbis) et même dans des maisons des militants du F.L.N sur le sol Algérien. Les blessés graves étaient dirigés sur les dos de mulets vers la base arrière (Maroc) sois dans des hôpitaux frontaliers comme l'hôpital Maurice Lousteau d'Oujda sois dans des centres arrières de soins comme le centre d'Ahfir, Berkane, Zghanghan, El-Arraich , et la base BenM'hidi (B.B.M).
Le franchissement des frontières Algero-Marocaine devenait très difficile avec l'installation (de la ligne Morris) des lignes barbelées électrifiées avec champs de mines et l'implantation de bases et postes militaires Français avec des systèmes d'alarmes sophistiqués, en cas de détection l'alerte sera suivie par des tirs de mitrailleuse. Devant ces nouveaux problèmes et ces difficultés franchir la frontière devenait impossible pour certains djounoud gravement blessés.
Certains Djounoud blessés préfèrent rester en Algérie pour les soins que de traverser le champ de la mort car devant chaque mine se trouvait une tombe. L’A.L.N comme toute armée disciplinée avait ses structures sanitaires organisées, les blessés de combat Djounoud avaient la garantie d'être soignés guéris pour continuer la lutte armée.