Nous avions remarqué le silence et le calme qui régnait sur les lieux ou se trouvaient les moudjahidines.Nous étions donc certains que plusieurs de nos frères sont tombés au champ d'honneur suite aux terribles bombardements qui ont été suivis de l'offensive terrestre. Afin de détecter les endroits ou se cacher les Moudjahidines un avion "mouchard" doté d'appareils électroniques précis survolait la région continuellement, avisant le poste du commandement terrestre que le danger existait toujours. Vingt minutes après, un bombardement des plus sauvage recommença, renforcé par seize à dix-huit avions de chasse. Les troupes terrestres commencèrent à se déplacer en cernant les zones dangereuses; soudain des tirs et des coups de rafales continus, provenant du côté des moudjahidines, tuèrent un nombre important de soldats français et en blessèrent d'autres, semant la panique et le désarroi au sein de l'ennemi. Ce dernier ne trouva pas d'autre solution, que de battre en retraite.
Les raisons de cette déroute étaient dues au fait que la zone choisie par l'ennemi, était à découvert et facilitait la tâche aux moudjahidines, causant ainsi des pertes dans ses rangs. Vers 13 heures du même jour, et après plusieurs tentatives, l'ennemi a réussi a avancé vers l'orée de la forêt, qui lui permit de ne plus être à découvert. Les forces terrestres de l'ennemi avancèrent vers les lieux des moudjahidine; pendant cet instant les combats s'étaient accentués et la situation n'était pas en faveur des moudjahidines qui étaient cernés de tous les côtés.
Vers 15 heures, les moudjahidines ne maîtrisaient plus la situation, perdant ainsi tout contrôle. J’ai vu de mes propres yeux des Moudjahidines quittaient leurs cachettes, se tenants debouts tirants sur l'ennemi en criants :"Allahou Akbar" avec ferveur et courage, là beaucoup d'entres eux tombèrent sous les balles énnemis, on a trouver leurs corps qui étaient bien alignés l'un à côté de l'autre face à "El Kabla" les pieds nus et sans armes, c'est les autres frères moudjahidines qu'ils les ont allignés avant de quitter les lieux.
Le soleil était couché lorsque le commandant nous ordonna de manger puisque c'était un jour de Ramadan. Nous avons refusé de manger devant les corps de nos frères martyrs, nos frères de combat. "Et ne dite pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'allah qu'ils sont morts Au contraire ils sont vivants mais vous en êtes inconscients"