Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 21:00

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Le 5juillet 1962 l'indépendance de l'Algérie est officiellement proclamée. Le 5 Juillet 1963 premier anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, premier défilé en cette occasion dans toutes les villes d'Algerie. Sur la photo de droite à gauche le jeune Baouch Djamel en tenue militaire représente l'A.L.N, la jeune demoiselle portant une robe blanche représente la liberté, et le jeune Baouch Sidi Mohamed en tenue militaire représente le F.L.N. Tous symbole de l'Algérie libre et indépendante

 

Par B.Mourad
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 17:23

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Pendant la révolution algérienne il existait une constitution lié à un  système autonome qui dépendait principalement sur  un fondement populaire important, demeurant  source capitale  dans toutes les situations.

Des lieux de culture populaires recevaient un grand nombre de révolutionnaires de la région de Ghazaouet, tels que, Larbi BENM’HIDI Abdelhafid BOUSSOUF, FERTASS  Slimane, BENALLA Si Mansour, et bien d’autres, afin de veiller   sur eux, de les nourrirent et  de les aider à atteindre  des moyens essentiels.  

Malheureusement de nos jours, ces lieux historiques sont pratiquement négligés et abandonnés. En évoquant l’époque coloniale, c’est merveilleuses bâties en pierres, ont bâti des  hommes et des femmes une histoire des évènements du passé. L’histoire du colonialisme français, n’est pas simplement une réflexion sur le passé, mais,   une mémoire glorieuse  pour les  martyres, et un mauvais souvenir pour leurs enfants.

Mais il arrive souvent qu’en oublie ses demeures historiques, comme celles qui appartenaient aux  moujahidines      TALEB Abdelwahab, BOURAK Mohamed du Chahid BAOUCH Abdelkader père du moudjahed Si Tahar a Sidi Amar,               et de BEKKAYE Si Berrabeh père du moudjahed Si Benahmed située a Es Sefra, et celle de « âami Ben Said »                    d'El Arkoub, et bien d’autres.

L’histoire de la région de Ghazaouet est issue d’une pratique sociale,  elle est marquée principalement dans son époque, elle a jouée son  rôle, elle reste vivante quelles que soient les époques pour soutenir sa patrie, et pour continué à juger les actes des Hommes.

 

 

Par B.Mourad
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 19:11

domicile-berrabeh-2-R2.jpg Photo prise par Bekkaye Fouzia

Par B.Mourad
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 17:20

domicile bourak R2                                                           Photo prise par BAOUCH Soumia

Par Rijalzone2
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 00:00

domocile-baouch-aek-1-R2.jpg

                                                        Photo prise par BAOUCH Farida
domicile-baouch-aek-3-R2.jpg

                                                   Photo prise par BAOUCH Farida
domicile-baouch-aek-2-R2.jpg

Par Rijalzone2
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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /Déc /2006 20:08

torture

 

Pendant la guerre d’Algérie a Ghazaouet, la torture à été pratiquée sur les citoyens algériens par les forces coloniales, dans des centres de torture. Cette torture prise dans sa globalité à eu des résultats inverses a ceux que l’armée coloniale espérait.  Elle n’est donc pas un dérapage mais un véritable système généralisé dans toute l’Algérie.

Aujourd’hui, nous fils de chouhada, et de moudjahidine, de Ghazaouet tant que la vérité sur la violence pratiquée sur nos parents, n’aura pas été dite et reconnue, nous lançons dans l’humanité un appel à la condamnation de la torture lors de la guerre d’Algérie.

 Centres de torture de Ghazaouet 

commune

Nom du centre

Date d’ouverture

observation

Ghazaouet

Centre Dar Yaghmouracen situé a

Sidi Amar

1956

Fermeture de ce centre en 1962 en 1980 classé lieu historique national

Ghazaouet

Centre de Police

Cite les orangers

1955

Utilisé comme

Domicile

Ghazaouet

Château Lalbador

1957

Centre pour enfants

Ghazaouet

Camp El-Youtti


Camp Militaire

Souahlia

Centre Bghaouen

07/06/1956

Fermeture de ce

Centre en 1962

Classé patrimoine historique

Par B.MOURAD
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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 22:58

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Photo prise par BAOUCH Djamel

 

Le centre Dar Yaghmoracen était un des principaux centres de détention et de torture, pendant le colonialisme Français en Algérie, grand nombre de personnes passèrent par ce triste lieu avant d’être exécutées. Le centre Dar Yaghmouracen est situé à Sidi Amar, Ghazaouet, son accès se fait directement par une bifurcation du chemin montant au sommet de la colline, sa position dominante permet une vue imprenable sur toute la ville.   Au temps de la colonisation Française en Algérie, des milliers de civils et de gens suspects, ont subi d’affreuses tortures et d’atroces supplices. (Coups, brulures, électricité,  eau...) qui finirent généralement morts ou exécuté sommairement par balles.

 

yaghmou-copier.jpg

 

 

 




 

Par B.Mourad
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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /Déc /2006 13:13

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Prison de Fresnes 1958 de gauche a droite : Beouch Hassane - Beouch Mohamed - Baouch Miloud - Arezki.

 

C'était en 1958 dans la banlieue de Cologne, les responsables de la Fédération de France du FLN (Front de Libération Nationale), décident d'ouvrir un second front en France, à savoir porté la guerre sur le territoire français. Au mois d'août 1958, le FLN lance plusieurs attaques et actes de sabotage visant différents objectifs dans la région parisienne.

La fédération de France du FLN comptait 15000 militants implantés au sein de l'immigration algerienne, dont les militants de l'ouest d'Algerie étaient plus majoritaires, précisément de la région de Ghazaouet ex-Nemours.

 

Le FLN mène une lutte dure et impitoyable contre les services de polices français, appuyés par les Harkis. A Paris les forces de polices auxiliaires FPA composés d'un bon nombre de Harkis, agissant hors de tous contrôles. Torture et disparition détenus dans divers commissariats de police.

 

Cependant, le 17 octobre 1961, le FLN décide de lancé un appel pour exprimer et dénoncer le couvre-feu imposé aus algériens de Paris. Cette manifestation pacifique a était sauvagement réprimée et a provoqué plusieurs morts.

 

Dans les prisons, les détenues éstimaient êtres soumis à des pressions, incitant la démoralisation préférant mourir plutôt que de souffrir. Ils ont donc refusaient catégoriquement de s'alimenter, une grève de faim qui a duré plusieurs semaines.

 

Ainsi dans plusieurs maisons d'arrêt de France, telles les prisons de Fresnes, Pantoise, Versailles, et la Santé, les détenus grévistes, nombreux sont-ils "wled el bled"  Baouch Miloud, Beouch Hassane, Karour Driss, Beouch Mohamed, et bien d'autres.

Par BAOUCH Mourad
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 22:11

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El Hadj Mustapha Bouabdallah dit Belhadj, né le 18 mars 1906 à Souahlia (Ghazaouet), est une grande figure de la Révolution algérienne. Moudjahed de la première heure, et père de chahid. Belhadj est proriètaire de milliers de terres agricoles  à travers diverses fermes entre Oujda et Nador ainsi que de nombreux autres biens dans la région.

 

Tout ce patrimoine et ces richesses ont été mis par la famille Bouabdallah à la disposition des besoins militaires et politiques de la Révolution algérienne. Ses fermes constitueront autant de bases arrières pour les éléments de l'ALN que pour lrs actions politiques du FLN.

 

Son Fils aîné, Mohamed né le 27 fevrier 1933 à Berkane, au Maroc, intégra les rangs de l'ALN au début de l'année 1956. Le duo Bouabdallah (père et fils) s'active à l'interieur du Maroc pour apporter leur soutien logistique aux Moudjahidines de l'interieur.

 

Les deux hommes s'approprient l'axe Nador-Oujda pour acheminer, Hommes, armes, médicaments, et autres besoins de lutte vers le territoire algérien. Mohamed tomba au champ d'honneur le16 sept 1958 à Medjedel entre M'sila et Djelfa. Mustapha Belhadj avait choisi d'être le serviteur des humbles et le combattant pour la liberté et l'unité du Maghreb.

 

Par B.Chellali

Extrait de l'article du quotidien le MAGHREB.

 

Sur la photo de gauche a droite : Mosteghanemi Ahmed dit si Rachid - Taleb Abdelwahab  - El-Hadj Mustapha Bouabdallah dit Belhadj.

Par BAOUCH Mourad
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 18:58

 

legion.jpg

 

Aprés 15 mois de détention à la prison civile de Tlemcen, je fus informé par le surveillant en chef que j'étais sorti non lieu, et que bientôt je serais chez moi. Le 12 décembre 1956, après le couvre feu, la police est venue me chercher et m'emmena au commissariat. Jeté dans une cellule, j'entendis des cris horribles : c'etait les cris et les gémissements de mes frères entrain d'étre torturés. Après avoir passé deux jours dans une cellule, j'ai demandé à un  surveillant la raison de ma détention - Il m'a repondu qu'on me préparait mon dossier afin de pouvoir rejoindre Nemours avec un convoi militaire.  

Le 14 décembre 1956 à la tombée de la nuit, un lieutenant du 2ème bureau est venu me voir, et me demanda de ramasser mes affaires... placés dans une "jeep" avec deux militaires légionnaires armés, nous prîmes la direction d'El-Mafrouch Lalla Setti (Tlemcen).

A chaque fois que le vehicule s'arretait je pensais qu'il allaient m'abattre. A peine arrivé au poste je fus menacé par le  lieutenant chef du 2ème Bureau, en me disant : " ici tu es chez la légion étrangère, nous allons t'envoyer à la 9ème compagnie R.I, tu seras prisonnier avec tes frères dans une tente appelèe "Marabout" tu travailleras et tu mangeras comme les légionnaires; et si tu persistes dans ta mauvaise conduite et tu refuses de travailler, ta tombe sera creuseée dans cette montagne.   

Un caporal-chef  me conduisit chez le lieutenant-commandant de la 9ème Cie et chef des PIM (prisonniers internes). Ce dernier m'intimida et me conduisit à la tente appelée "Marabout", c'est là où j'ai rencontré mes frères prisonniers. Ils étaient tous debout et alignés  en colonnes trois par trois,  pieds nus enfoncés dans la neige. Il faisait tellement froid que leurs pieds étaient congelés, et le lieutenant me dit : "vois-tu ils sont sévèrement punis parce qu'ils ont commis des violations du règlement intérieur du camp".

Le 15 décembre 1956, tous les prisonniers étaient rassemblés de bonheur pour commencer le travail qui est très pénible, nous ramassions les ordures, nous réparions les routes, et nous abattions les arbres. Les prisonniers portaient l'uniforme militaire; je leur ai conseillé de mettre des turbans pour se différencier des soldats légionnaires. 

Le moral des PIM commençait à fléchir, cértains étaient dégoutés; j'ai fait preuve d'un grand courage en les priants de s'organiser, d'ailleurs j'ai failli être dénoncé par des indicateurs; j'ai constitué des genres de cellules; chaque soir, malgré notre lassitude nous tenions des réunions au cours des quelles j'essayais de leur remonter le moral; j'essayais aussi d'organiser leur vie quotidienne en les adaptant à ces circonstances et en les mettant au courant des événements - pour cela j'utilisai des morceaux de journaux que certains me rapportaient lorsqu'ils ramassaient les ordures. je les obligeais aussi à faire la prière et le "douâa".    

Une fois au cours d'une rafle aux cascades de Tlemcen,des légionnaires volèrent à des femmes paysannes des bracelets en or; par la suite j'ai su que les voleurs voulaient revendre leur butin à Tlemcen; et pour éviter que ces bracelets ne soient achetés par des commerçants juifs de Tlemcen, j'ai recommandé à deux détenus qui possédaient de l'argent à acheter ces bracelets pour les remettre au profit du FLN, l'un des deux  s'appelait Khatir Ahmed il était laitier à Négrier (Tlemcen) et le second s'appelait Kadri Mohamed il était forgeron à Turenne (Tlemcen); et finalement ils finissent par acheter les bracelets et on les a remis aux responsables du FLN par l'intermédiaire des prisonniers libérés, et qui étaient militants du FLN.    

 

  PIM

      le Moudjahed Baouch Mohamed Si Tahar nous raconte ces jours de détention au camp de Légion étrangère à Lalla Setti Tlemcen

 

Au cours d'une opération de ratissage, après un accrochage près de Sebdou, j'ai entendu  le commandant du bataillon R.I.E, qui était  en colère et fou de rage dire : "il n'y a pas moyen de finir avec ces "fellagas"; pour en finir il faut franchir la frontière et attaquer les marocains avec une grande force".

Ce jour nous avons assisté  à une scène de torture dont était victime un pauvre civil à qui on demandait d'avouer vainement; ce dernier était jeté près d'un grand feu jusqu'à s'évanouir puis retiré et rejeté à plusieurs reprises.

J'ai vu d'autres cas plus horribles encore; j'ai vu des soldats français qui lâchaient huit à neuf chiens féroces sur des algériens innoçants. Des actes barbares ont été commis par les mercenaires de la pacification de Lacoste.

Parmi les prisonniers qui étaient avec moi, beaucoup ont perdu la raison, et en particulier ceux qui venaient de Safsaf; là où les soldats de la coloniale avaient un boa  pour torturer physiquement et moralement; le boa qui s'enroulait sur la victime jusqu'à évanouissement; des séances de tortures diaboliques et horribles, répétées plusieurs fois sur la victime.

J'avais gagné très vite l'estime des PIM, chaque jour de nouveaux prisonniers arrivaient au camp; tous étaient défigurés a la suite des tortures subies. Ayant fait la connaissance d'un légionnaire allemand qui me passait secrètement des médicaments, afin de soigner mes compagnons blessés et qui souffraient atrocement .

Un jour un prisonnier originaire de Ouled mimoun (Lamoricière) s'évada. Le commandant du camp et ses légionnaires  se vengèrent sur nous en nous punissant; le repas du soir  nous a pas été servi, alors que c'était le mois sacré de Ramadhan; nous avons eu une corvée générale trés tard la nuit; on nous obligea à rester des heures debout colonne par trois; celui d'entre nous qui bougeait ou "regardait de travers un légionnaire"  recevait des coups de crosse et des gifles; après ce supplice, on nous ordonna de rejoindre nos tentes et  que nous devrons retrouvé le prisonnier évadé. Et à partir de ce jour-là ordre fût donné à tous les militaires de nous surveiller de plus prêt; on nous interdisant de circuler en dehors du camp.

Au cours d'une opération de ratissage dans la région de Khemis, un vieux PIM nommé Belhadj Mohamed de Bab el Assa  (Msirda), aux capacités phisiques très reduites ne pouvait plus marcher vu qu'il portait six obus de mortier 80 sur son dos. Suite a un accrochage, les militaires français avaient subi de lourdes pertes ce jour-là, plusieurs morts et blessés; aprés cette deroute et sous l'effet de la colère et de la vengence un militaire lança au vieux Belhadj Mohamed : "tu marches ou tu crèves !". Comme ce dernier ne pouvait plus avancer le Sergent-chef ordonna à un militaire de l'abattre; j'ai supplié l'ordonnateur de ne pas commettre ce crime inutilement; et j'ai partagé la lourde charge que portait le vieux Belhadj entre les autres prisonniers. Malgré cela Belhadj Mohamed ne pouvait toujours pas marcher; la marche était dure et pénible, j'ai fais alors un effort surhumain pour aider ce malheureux à marcher, car moi aussi je portais des obus.                                           

 

direction--el-mafrouch.jpg

                                               Route menant au camp de la Légion étrangère d'El-Mafrouch Tlemcen

 

Une fois au cours d'une discussion avec un légionnaire je lui ai demandé "pourquoi il y a beaucoup de légionnaires prisonniers au camp ? Ce dernier retorqua : nous préférons la prison que les balles des "fellagas" dans les "djebels".  J'ai constaté mainte fois que le moral des légionnaires était au plus bas, parce qu'ils vivaient dans l'incertitude.

Vue toutes ces brimades et ces injures que nous avons subit, j'ai cherché à m'évader du camp. J'ai réussi à convaincre trois PIM, tous les soirs nous essayons d'établir un plan pour fuir. Mais pour réussir il fallait une liaison avec les responsables du F.L.N. Les nommés Bouchikhi et Rahou Benali demeurant à Melilia (Eugène-Etienne) devaient nous mettre en contact avec l'organisation, car souvent ils recevaient la visite de leurs parents au camp; d'après ces deux derniers, les responsables nous recommandaient de rester sur place car ils étaient très occupés en cette période difficile de la révolution. Nous y sommes restés plusieurs jours sans contact ni nouvelle. Nous avons décidé Benamar dit Slimane de Aïn El Hout et moi de nous évader. Alors que nous nous apprêtions a franchir les fils barbelés, Slimane me tira par la veste et me fait signe de ne pas se précipiter et d'attendre les ordres de l'organisation. Quelques jours après, le lieutenant du 2éme bureau nous annonça la libération prochaine de certains PIM. Parmi-eux il y avait le nommé Chergui Benamar de Ain El Hout qui était responsable politique, et Souidi Bachir de Oulhassa.

J'ai recommandais à Chergui de me preparer le plan d'une nouvelle évasion, et à Souidi Bachir j'ai donné des renseignements pour une éventuelle attaque du poste de surveillance de la 9ème Cie. Je lui ai dis que les légionnaires avaient une séance de projection cinéma en plein air trois fois par semaine; le poste était entouré par une forêt, ainsi un groupe ne nos frères Moudjahidines armé de mitraillettes pouvait l'attaquer en abattant les légionnaires occupés à regarder la projection; car il n'y a ni clôture ni mur. Par la suite je pourais organiser les PIM pour récupérer les armes et se replier avec nos frères de l'A.L.N. Helas rien de tout cela ne c'est accomplit jusqu'au jour de ma libération. La mére de Chergui venait souvent me rendre visite; je lui ai demandé pour quelle raison son fils ne venait plus me voir; elle m'a dit que la situation est très tendue et que les circonstances ne lui permetter pas.

 

poste-de-surveillance-.jpg

                                              Poste de surveillance du camp de Légion étrangère prêt de Sebdou

 

Quelques semaines avant ma libération, le lieutenant du 2ème Bureau vint nous voir, et nous parla en ces termes; "ceux d'entre vous qui s'engagerons avec nous pour attaquer les "fellagas" seront bien récompencés, ils seront nourris, logés et payés. Le soir même j'ai averti les PIM concernés, sur l'engagement qu'on voulait nous imposer; je leur ai fait savoir que ceux qui s'engageront seront exécuté par l'ALN. Je recommande à chacun de trouver un prétexte pour ne pas s'engager; le capitaine les reçoit l'un après l'autre dans son bureau afin de les convaincre, mais heureusement personne n'à accepté l'offre du capitaine, sauf trois PIM qui ont cedé.

Le 6 octobre 1957 : nous étions 28 PIM rassemblés afin d'être libérés. Avant notre liberation le lieutenant prononça quelques mots pour nous prévenir en nous disant : Vous allez êtres libérés, et chacun de vous va rejoindre son domicile et sa famille; je suis certain que vos amis "fellagas" vont vous contacter, n'oublier pas alors de leurs dire que la France est une puissance, bien armée et qu'elle possède tous les renseignements à propos de l'organisation ALN-FLN, que ce soit politique, militaire, où liaisons.

Juste après, le Commandant du bataillon arriva, nous salua et nous fait un autre discours sur le même sujet : "Vous avez souffert ici, mais vous devez comprendre que c'est la légion et c'est sévère... si vous rencontrez un jour vos amis les fellagas dites leur qu'il leur est impossible de gagner la France, car la France est une puissance, et elle possède des armes lourdes et des armes automatiques et puissantes...nous savons que les fellagas possèdent également des mortiers, et qu'ils sont courageux, cela on ne peut pas le nier n'étant pas des menteurs et vous l'avez vous mêmes constaté au cours des opérations effectuées avec nos soldats; seulement ils ne gagneront jamais cette guerre contre la France, parce qu'ils manquent d'instruction. Lorsqu'il termina les PIM n'eurent aucun signe d'approbation.

 

L.jpg

                                 Le Moudjahed Baouch Mohamed Si Tahar nous fait visiter les lieux du camp de Lalla Setti.

 

Nous avons été transférés à Tlemcen, en cours de route nous avions fait l'objet de plusieurs fouilles. La ville de Tlemcen pullulait de soldats. Le lendemain plusieurs grenades ont été lancées par des "fidaïs" et la ville fut encerclée par les soldats qui cherchaient vainement les auteurs de cette opération. C'était le 8 octobre 1957.

 

 

 

Par B. Mourad
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